Saber a confronté Clive Barker's Hellraiser: Revival au roman de Barker, et à Barker lui-même
Le directeur narratif de Saber Interactive, Antony de Fault, a confié à IGN qu'il ne connaissait pas la franchise avant de travailler sur Hellraiser: Revival. Son point de départ a été le roman The Hellbound Heart : il l'a lu deux fois et a laissé le texte infuser jusqu'à bien saisir ce que Clive Barker voulait dire. Son objectif, formulé sans détour, est de proposer la meilleure adaptation d'Hellraiser à ce jour. De Fault reconnaît lui-même que la barre pourrait rester hors de portée, mais juge que la tentative mérite déjà d'être faite.
Le studio comptait pourtant de nombreux fans de longue date, et l'esthétique reste plus proche des films et du livre que des suites plus tardives. De Fault décrit son propre rôle comme celui d'un filtre : capter d'abord l'esprit de l'original et les mêmes émotions, puis s'autoriser à changer le reste. Selon lui, beaucoup de suites ne sont guère appréciées, même par les fans eux-mêmes, d'où la nécessité d'un regard extérieur pour éviter de transporter dans le jeu tout le service fan accumulé au fil du temps.
Pinhead ne se contrôle pas, mais il dispose dans le récit d'une volonté propre plus affirmée que dans la plupart des adaptations : l'histoire tourne autour d'un mystère lié à ce personnage. Ces choix, selon le directeur, ont été approuvés par Clive Barker lui-même. De Fault explique qu'ils se sont accordés sur ce qui constitue le « cœur » de la série. Après des discussions communes, l'équipe a écrit le scénario, et Barker, d'après son récit, aurait répondu que c'était exactement ce qu'il attendait. De Fault garde le sentiment que l'écrivain voulait depuis longtemps dépasser le cadre des films et développer cet univers comme le fait le jeu.

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